La fiction comme reflet de la réalité
J'écris des récits où se mêlent fiction et réalité.
Mon travail de romancière nourrit mon approche de biographe.
Un rêve d'enfant
Mon aventure de romancière débute en 2023, au Maroc. Je vis alors à Sidi Ifni, aux portes du désert. Depuis cette ville enclavée entre le versant sud de l’Anti-Atlas et la côte Atlantique, la fiction que j’écris est emplie de fragments du réel, empreinte de souvenirs, d’anecdotes et de bribes de conversations.
À mes yeux, la plume du romancier est un miroir de la société. Elle reflète, dépeint, retranscrit, décrypte voire dénonce des réalités qui nous sont familières.
Aujourd’hui, l’écriture fait partie intégrante de ma vie. J’écris pour moi et pour les autres ; pour les vivants comme pour celles et ceux qui nous ont quittés.
Entre les montagnes
et la mer
Effie pose ses valises à Sidi Ifni, au Maroc, avec un objectif en tête : percer à jour le secret autour d’Abdelouahid El Mekki, ce grand-père qu’elle n’a jamais connu.
En se rendant dans sa ville natale, elle espère retrouver sa trace, afin de mieux comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’il disparaisse si brusquement de la vie de sa grand-mère. Mais Effie est loin de se douter qu’en partant à la recherche de ses origines, elle va se trouver elle-même.
Entre secrets de famille et dépassement de soi, ce séjour au Maroc représente sûrement le voyage de sa vie, un voyage au plus profond d’elle-même.
La boîte à livres
À quoi tiennent les rencontres ? Celle-ci, à une part de tarte aux pommes, une boîte à livres et quelques charades.
Éline est jeune, sans-abri, et n’a pour refuge que la solidarité discrète de ceux qui veillent sur elle. Héliane est une héritière dont l’existence s’écoule avec la certitude que plus rien ni personne ne viendra la bouleverser. Par le biais de l’une de ces boîtes à livres que l’on trouve parfois au détour d’une rue, Éline et Héliane sortent de leur isolement. Mais comment s’apprivoiser, quand on s’est habitué à la solitude ?
Dans ce récit où les voix de ces femmes-soleils se croisent et se répondent, souffle un vent de tendresse, d’espoir et de sororité.
« Du pays de mon grand-père, je ne connaissais que des odeurs, des saveurs et des sonorités, gravées depuis mon plus jeune âge dans la mémoire de mes sens. Je gardais un souvenir intact de la harira, soupe traditionnelle à base de tomates, lentilles, pois chiches, vermicelles et épices, et de doux réveils pendant les vacances scolaires chez ma grand-mère, quand parvenaient jusqu’à ma chambre les effluves des msemens que l’on réchauffe à feu doux. Préparés la veille au soir par cette dernière, je les savourais badigeonnés de amlou, une pâte à tartiner d’amandes et de cacahuètes produite dans la région du Souss. »
Entre les montagnes et la mer, Éditions du Jasmin, 2025
Je mets cette même exigence d’écriture au service de vos récits de vie.
